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6 road trips racontés dans les livres

6 road trips racontés dans les livres

De l’Amérique de la Beat Generation à la France rurale oubliée, en passant par le pourtour du Bassin Méditerranéen, embarquez pour un road trip littéraire à travers six de nos livres préférés.

Une chose est sûre, même si nous reprenons peu à peu le chemin d’un retour à la normale, et que nous pouvons commencer à planifier doucement nos prochaines vacances, nous devons indéniablement changer nos habitudes de voyage. Si possible, privilégions les voyages en train ou en voiture, et pourquoi pas à vélo ou même à pied. Pour vous donner un peu de courage et vous aider à trouver l’inspiration (mais aussi à patienter en attendant de pouvoir reprendre la route), nous avons sélectionné six de nos livres préférés qui racontent quelques-unes des plus belles histoires de road trip.

1. Sur la route, 1957 – Jack Kerouac

Impossible de commencer un billet dédié aux road trips dans la littérature sans l’ouvrir par On the road, roman écrit en un seul jet par Jack Kerouac. Véritable manifeste de la « Beat Generation », Sur la route raconte les aventures de l’auteur et de Dean Moriarty qui n’est autre que Neal Cassady, l’ange de la Beat Generation, personnage légendaire du mouvement psychédélique des années soixante.

2. Les Vagabonds du rail, 1907 – Jack London

Avant d’être le célèbre écrivain de l’Appel de la forêt, Jack London était un « hobo », un vagabond des routes qui menait une vie faite d’aventure et de danger, sans toit ni loi et qui le plus souvent voyageait clandestinement sur les trains. Comme l’annonce le titre original, The Road, ce roman autobiographique retrace les années 1893 et 1894 durant lesquelles le jeune London a parcouru quelques 20 000 kilomètres à travers toute l’Amérique. Véritable emblème d’une jeunesse libre et engagée politiquement,Les Vagabonds du rail, a inspiré des générations entières de jeunes américains et à fortement influencé la littérature américaine. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Kerouac a choisi d’intituler son roman On the road.

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TAKE ME BACK … Vous risquez de voir passer quelques publications sur ce thème, je n’ai pas eu le temps d’épuiser le stock des photos prises quand j’étais sur Paris. Bon et puis disons-le, ça m’aidera à tenir le coup jusqu’à ma prochaine visite 😉😂 ~ Aujourd’hui suite et fin des achats faits chez les bouquinistes, Rive gauche 📚📚 ~ Plus chers que Rive Droite mais la possibilité de tomber sur des livres qu’on ne trouve pas ailleurs. ~ J’ai notamment mis la main sur un Jack London dans une vieille édition qui me fait juste fantasmer. En fait, j’aurais dû prendre tous les autres titres aussi …😩 ~ Voilà pourquoi je n’aime pas être raisonnable !!! On a toujours des regrets après de ce qu’on n’a pas fait !!! Et ça ne vaut pas que pour les livres !! 🙄😁 ~ C’est quoi votre dernier regret ? (littéraire ou pas) ~~~~~~~~~~~~~~<<<<>>>>~~~~~~~~~~~~~~~— #livre #book #booklover #igreads#bookishfeatures #ilovebooks #bookstagram #bookstagrammer #bookaddict #livreaddict #bouquin #livresalire #bouquineusecompulsive #instabook #instalivre #instalecture #instaread #instareading #lecture #lectrice #abookisalwaysagoodidea #jelis #bouquinistes #parisbookstore #parisbook #booksellers #jacklondon #lesvagabondsdurail

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3. Voyage au bout de la solitude, 1960 – Jon Krakauer

Le rejet d’une société moderne corrompue et l’idéalisation du retour à la vie sauvage ont poussé Christopher McCandless a tout quitter après son diplôme pour vivre son idéal de pureté au plus près de la nature. McCandless est l’un de ses jeunes hommes fortement influencés par les œuvres de London dont nous venons de parler mais aussi par celles de Thoreau et de Tolstoï. Comment sait-on tout ça? Grâce au roman biographique Voyage au bout de la solitude du journaliste et alpiniste Jon Krakauer qui retrace fidèlement et objectivement la triste histoire de Christopher McCandless retrouvé mort à 24 ans, au fin fond d’une zone sauvage de l’Alaska. Après lui avoir dédié un article sur Outside en 1993, Krakauer décide, dans un récit biographique qui a demandé plus de trois ans de recherches, de lui rendre hommage, à lui mais aussi à tous les aventuriers amoureux de la nature comme Everett Ruess ou John Muir.
En 2007, Sean Penn adapte ce livre en un film, Into the Wild, à voir absolument ne serait-ce que pour avoir les yeux remplis des paysages grandioses et merveilleux que McCandless, devenu Alexander Supertramp, parcourt pendant ses deux années d’errance dans le Sud et l’Ouest Américain.

4. Sur les chemins noirs, 2016 – Sylvain Tesson

Passons à un peu de littérature française (et contemporaine) tout de même! Sur les chemins noirs est le récit autobiographique de Sylvain Tesson qui retrace son périple à pied à travers l’Hexagone. Je dirais que c’est une lecture particulièrement appropriée en prévision de l’été qui nous attend…qui sait, peut-être que ce roman vous donnera quelques idées pour vos prochaines vacances.
En août 2014 Sylvain Tesson tombe d’un toit, une chute grave, qui le plonge dans un coma de plusieurs semaines. Miraculé, il décide, en guise de rééducation, de traverser la France à pied, du Mercantour au Cotentin. C’est une France rurale oubliée que Sylvain Tesson parcourt en diagonale, l’été 2015, en n’empruntant que les « chemins noirs » tracés sur les cartes IGN.

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SUR LES CHEMINS NOIRS de Sylvain Tesson 4/5⭐️ Après son difficile accident, Sylvain Tesson a besoin d’air. Il a besoin de marcher pour se retrouver, respirer hors de sa chambre d’hôpital. Alors, Sylvain Tesson s’engage sur les chemins oubliés de France. Les chemins noirs. J’aime bien lire Sylvain Tesson, c’est toujours un plaisir de se plonger dans ses aventures pleine d’humour et de pensées. Il pose ici la question de la « ruralité » et de la désertification des campagnes. De son regard profondément romantique, il réfléchit à l’avenir de nos régions lorsque le réseau téléphonique atteindra même les vallées les plus reculées. Et c’est aussi le récit de sa reconstruction, la douleur, la fatigue, le regard des autres. Des alpes a l’Atlantique, sa traversée l’emmène à la redécouverte des paysages que les journaux télé ont parfois tendance à oublier. De quoi donner envie de se mettre au vert… Je crois que j’ai préféré ce livre aux Forêts de Sibérie (sur lequel j’avais fait mon mémoire de M1). Ça m’a donné envie de me balader en Provence et de manger du fromage de chèvre 🌿. . ~ #editionsgallimard #surlescheminsnoirs #book #bookish #bookstagram #instalivre #livrestagram #livreaddict

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5. En camping-car, 2018 – Ivan Jablonka

Aaaah le combi VW, plus qu’un moyen de transport, c’est une véritable philosophie, une façon de penser le voyage, un style de vie, celui des années 80 et des road-trips sous le soleil de la liberté. En camping-car est le roman autobiographique des vacances en famille de l’historien Ivan Jablonka, qui de ses six à ses seize ans, a parcouru en van Volkswagen tour à tour la Californie et les différents pays du bassin Méditerranéen. C’est le récit initiatique d’un adolescent qui deviendra historien mais au-delà d’un simple retour sur son enfance, Jablonka dresse le portrait d’une société qui n’est plus. Au fil des chapitres, En camping-car dessine la fresque d’une époque révolue, avant les GPS, avant la Nintendo, avant Youtube, Instagram et WhatsApp. Un belle histoire, celle d’une famille joyeuse, celle d’un père, qui tente d’offrir à ses enfants le ciel ensoleillé et sans nuage, empreint d’un sentiment de bonheur absolu et de liberté, qu’il n’a pas pu avoir étant petit.

6. La ballade du rossignol roulant, 1924 – F. Scott Fitzgerald

On est en 1920 et Fitzgerald vient d’épouser Zelda. Le couple de jeunes mariés s’apprête à parcourir 2 000km en une semaine, poussés par l’amour, l’insouciance et la légèreté de leur jeunesse empreinte d’un merveilleux enthousiasme. C’est à bord d’une vieille Marmon qu’ils surnomment « Rossignol » que l’écrivain à succès et sa toute nouvelle femme rejoignent le Sud du pays depuis le Connecticut, juste parce que Zelda s’est levée un matin avec une envie de pêches et de biscuits comme on en mange en Alabama où elle est née. C’est un roman plein de fraîcheur, qui se lit vite. On a plaisir à découvrir le couple heureux et gai, avant les déchirures et les tragédies qu’on lui connaît. Toutefois, cette odyssée peut aussi être traduite comme une fuite vers la légèreté, qui laisse transparaître ici et là la conscience du temps qui passe inexorablement et la mélancolie si caractéristique de l’auteur de Gatsby le Magnifique et Tendre est la nuit.

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