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Comment j’ai appris à optimiser ma valise en voyageant avec les compagnies low-cost !

Comment j’ai appris à optimiser ma valise en voyageant avec les compagnies low-cost !

Un aller-retour à Londres pour moins de 60 euros ? Je ne peux pas résister à une telle offre ! Je sens monter l’excitation et je me vois déjà arpenter les rues de mon quartier préféré : Nothing Hill. C’est seulement après que je pense « logistique », bagages et coûts additionnels. Pour éviter de doubler le tarif – si attractif – de départ, il faut réussir à faire rentrer sa garde-robe (et sa salle de bain) dans un espace de 56X45X25 cm. Un exercice souvent difficile ! En effet, le monde du low-cost n’est pas toujours fait d’arc-en-ciel et de licornes. Voici comment j’ai appris à entasser (c’est le mot) intelligemment mon bagage cabine !

L’un des avantages de vivre dans un pays comme l'Italie, est de pouvoir s’évader facilement le temps d’un week-end et d’arriver sur un territoire inconnu après à peine deux heures d’avion, et sans jet lag ! En tant qu’Américaine, tous mes voyages en Europe furent des séjours longue durée, et non des week-ends improvisés. De ce fait, je n’ai jamais maîtrisé l’art de faire rentrer sa garde-robe dans un bagage à main ! Je choisissais toujours des compagnies aériennes dont la valise était comprise dans le prix du billet avec en prime un bagage à main inclus (et gratuit, donc). Comment aurais-je pu faire autrement ? Particulièrement à destination d’une ville comme Paris où je me souviens avoir embarqué avec moi pléthore de vêtements, sacs et chaussures. Puis vint mon arrivée en Italie, la découverte des week-ends improvisés, des vols à bas prix qui ne durent que 2h – parfois moins – et du bagage à main pour seul accompagnateur. Si la sensation de voyager léger est agréable, faire des compromis de vêtements l’est un peu moins. Mais j’ai dû apprendre à faire avec. Bien sûr, le prix du billet est extrêmement attractif mais j’ai dû faire une croix sur tout un tas de services inclus proposés par les compagnies transatlantiques comme le choix du siège, l’embarquement prioritaire, les bagages inclus … Quand vous avez l’habitude d’empiler les chaussures et accessoires dans votre valise sans vous poser de questions, faire un choix n’est pas si évident que ça ! Mais une chose est sûre, je préfère de loin satisfaire mon portefeuille !

Je dois dire que chez Easyjet ils sont rusés. Je suis tombée des nues lorsque la première fois ils ne m’ont pas permis d’embarquer avec mon (petit) sac à main que je portais en plus de mon bagage cabine. A moins que je sois l’heureuse détentrice de la carte Easyjet qui vous donne le droit à tout un tas d’avantages : sac à main autorisé, embarquement prioritaire, sélection du siège au moment de la réservation … pour un coût total de 200 euros / an. Ce jour-là je partais pour Copenhague. Je devais rester sur place seulement 2 jours avant d’attraper mon vol pour les îles Féroé (Bonjour grands froids !). Ma valise était bourrée de vêtements chauds et volumineux. Un cauchemar avec les dimensions de bagages imposées par Easyjet. Ce jour-là, je me suis jurée de ne plus jamais partir avec une compagnie low-cost.

Mais j’ai de nouveau voyagé avec Easyjet … puis encore, et encore, et encore. Les prix sont tellement intéressants qu’il me semblait totalement absurde de payer le double. Surtout que côté bagage, il suffit juste de savoir s’organiser. Après plusieurs vols, je peux officiellement déclarer que je maîtrise l’art d’optimiser un bagage à main chez Easyjet ! L’été c’est beaucoup plus simple mais puisque l’hiver arrive cet article tombe à pic. Voici comment j’arrive à rentrer dans un espace de 56X45X25 mes vêtements, mon ordinateur, une tonne de produits de toilette et … mon sac à main ! 


Low-cost ou pas, faire ses bagages n’est jamais une mince affaire.

  1. Je commence toujours par emballer soigneusement mon ordinateur portable, mon téléphone, mes documents de voyage (passeport, carte d’identité …) dans des emballages en toile (type dust bag) et mes produits de beauté dans les sacs en plastiques (processus imposé par les compagnies) afin de rendre le passage à la sécurité plus facile et plus fluide. Une fois que j’ai passé la sécurité, je glisse mes affaires de toilette dans mon sac à main. Au moment d’embarquer, je place mon sac à main dans mon bagage cabine (je dois parfois m’asseoir dessus pour pouvoir le fermer, et on m'a souvent aidé, je l’avoue), je glisse mon téléphone dans une poche et je garde mon ordinateur (ou ipad) à la main avec ma carte d’embarquement et ma bouteille d’eau dans l’autre ! Une fois dans l’avion, je replace mon ordinateur dans ma valise avant de la placer au-dessus de moi.
  2. Easyjet autorise les sacs de duty free. J’en profite pour acheter mes magazines, en-cas et bouteilles d’eau à ce moment-là ce qui me permet de pouvoir les stocker dans un sac à côté de ma valise et surtout de les avoir à portée de main une fois dans l’avion. Si j’ai de la place, j’en profite pour rajouter quelques petites choses !
  3. Un petit conseil vestimentaire. Je voyage toujours avec mes converses noires. Ces petites merveilles sont justes géniales car elles s’accordent avec tout, on est à l’aise dedans et elles ne prennent pas de place dans la valise !
  4. Je porte mes chaussures les plus volumineuses dans l’avion : bottes, chaussures à talon ou chaussures de running. Je suis américaine, et chez moi, on porte les baskets même pour aller travailler ! Les chaussures de running prennent beaucoup de place dans la valise, alors si vous ne savez pas comment faire, n’hésitez pas à les porter juste dans l’avion !
  5. Je roule mes vêtements. Il paraît que les militaires apprennent à faire une valise avec cette méthode. En tout cas, c’est pour moi le meilleur moyen de gagner de la place ! Chez moi, tout est sur cintre. Je plie très peu mes vêtements, tout simplement parce que je déteste ça et puis parce que je suis une folle du repassage ! Rouler ses vêtements dans une valise permet aussi d’éviter de les froisser.
  6. Je remplace ma bouteille de parfum par un petit atomiseur de poche. C’est la seule alternative que j’ai trouvé à mon flacon de Chloé !
  7. J’utilise un bagage à main pratique. C’est un sac en cuir sarcelle que j’ai déniché à Florence. Il est plus souple qu’une valise classique et « s’écrase » plus facilement.
  8. Lorsque nous voyageons il n’est pas rare de porter 2 ou 3 fois le même tee-shirt. On l’a tous fait et si vous le niez, vous mentez. Personnellement je voyage toujours avec mes basiques de la marque Nudy Patooty ! Des petits hauts minces et légers qui éliminent les odeurs de transpiration ! Un must-have de toute voyageuse qui se respecte.
  9. Sur place, je prête beaucoup d’attention à mes vêtements (puisque j’ai dû me restreindre !). J’évite de me tâcher ou de jeter vulgairement ma robe sur le sol avant de m’écrouler de fatigue. Aussi, si je réserve une chambre sur Airbnb, je regarde toujours si l’appartement dispose d’une machine à laver.
  10. Cette politique de bagages est un inconvénient qui peut devenir un avantage. Je m’explique. Lorsque les soutes de la cabine sont pleines – notamment si le vol est complet – le personnel navigant demande alors à certains passagers de placer gratuitement leur bagage en soute. Personnellement je déteste ça car vous passez 3 heures à entasser vos affaires pour au final vous entendre dire qu’il est possible de placer votre bagage en soute, gratuitement. GGGRRRRRR.  De plus, vous devrez à l’arrivée attendre pour récupérer votre bagage. Chose que l’on ne prévoit pas forcément lorsqu’on voyage avec une compagnie low-cost. Je pourrais facilement faire des folies pour bénéficier gratuitement d’un autre avantage comme une place plus spacieuse ou l’embarquement prioritaire. Mais si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours essayer d’être le volontaire qui pourra bénéficier de cet emplacement gratuit en soute pour votre bagage.  

 

Les compagnies low-cost font souvent l’objet de polémiques et remarques en tout genre, notamment sur Twitter : trop de retards, vols annulés, billets non remboursables … Mais finalement, ces compagnies permettent à des millions de personnes de voyager à moindre coût. Certains n’avaient même jamais pris l’avion avant. Alors je me dis toujours : « Etais-ce vraiment si terrible que ça » ? La réponse est non et l’excitation de la découverte prend toujours le dessus !

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