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5 choses à savoir sur l’Opéra Garnier

5 choses à savoir sur l’Opéra Garnier

Rome n’a pas était fondée en un jour, l’Opéra Garnier non plus! Voilà 5 choses à savoir sur l’histoire et la construction de cet emblème de la France.

L’Opéra Garnier, à Paris, véritable symbole du Second Empire et de la France, se dresse majestueux en plein coeur de la place de l’Opéra. Cette place a été voulue par le baron Haussmann pour permettre aux passants de mieux contempler l’édifice qui se distingue et s’impose dans un quartier de Paris marqué par l’urbanisme haussmannien. Musement a décidé de vous dévoiler cinq choses à savoir (ou à approfondir) sur l’Opéra Garnier, pour mieux vous préparer à votre prochaine visite.

Pourquoi est né l’Opéra Garnier

Véritable chef d’oeuvre du Second Empire et du Paris haussmannien, l’Opéra Garnier a été commandité par Napoléon III. L’Empereur voulait répondre au désir de la haute société qui souhaitait jouir d’une salle de spectacle majestueuse et flamboyante. Napoléon, qui venait d’échapper à un attentat dans la salle quelque peu vétuste et étroite de la rue Le Pelletier se dit alors qu’il était grand temps d’offrir aux parisiens un opéra plus sécurisé, qui contribuerait au rayonnement international de la France. L’objectif était donc aussi bien évidemment de manifester au reste du monde la Grandeur et la Puissance de l’Empire.

Comment est né l’Opéra Garnier

Un concours a donc été lancé pour la construction du nouveau haut lieu d’apparat parisien à venir. À la surprise générale, c’est un jeune architecte, Charles Garnier, presque inconnu et peu expérimenté qui remporta le concours. Le jeune lauréat s’imposa devant d’illustres collègues contemporains comme Rohault de Fleury, l’architecte de la ville de Paris ou encore Viollet-le-Duc, le grand favori de l’impératrice. Les travaux commencèrent en 1860 et durèrent 15 ans.

Le résultat?

Charles Garnier s’est inspiré du passé pour créer un véritable chef d’oeuvre monumental, différent de tout ce qui existait auparavant. La façade se distingue par la richesse de ses reliefs, la variété des couleurs due à la grande diversité des matériaux utilisés, donnant dès le premier coup d’oeil l’idée de gaîté que se doit d’inspirer ce lieu de plaisirs. La façade de l’Opéra se démarque et s’impose ainsi face à la froideur pâle des monuments monochromes typiques de l’urbanisme de l’époque. Lorsque l’on pénètre à l’intérieur de l’Opéra, on ne sait plus où donner de la tête: bas-reliefs, candélabres, statues mais aussi ornements baroques innombrables, colonnes, un décor minéral transpirant le luxe et bien évidemment…le grand escalier! La société de l’époque se rendait au théâtre pour voir mais aussi pour être vu, c’était un véritable lieu de mondanité, c’est pourquoi Charles Garnier donna autant d’importance à la salle qu’à la scène.

Et la fameuse fresque de Marc Chagall dans tout ça?

Même si l’Opéra Garnier et la célèbre fresque de Chagall sur le plafond de la grande salle nous semblent aujourd’hui indissociables, l’oeuvre du peintre franco-biélorusse n’a en vérité vu le jour qu’en 1964. L’oeuvre originale, intitulée «Les muses et les heures du jour et de la nuit » signée Jules-Eugène Lenepveu, était classique et très académique. André Malraux, à l’époque Ministre des Affaires Culturelles, se rendit compte un jour du caractère un peu triste de la fresque de Jules Lenepveu. Il décida alors de faire appel à un contemporain dont il était proche et qu’il admirait beaucoup, Marc Chagall. La nouvelle fresque a été très décriée, les critiques disaient qu’une oeuvre contemporaine n’avait rien à faire dans ce monument symbolique du Second Empire et qu’elle rompait l’unité de l’Opéra. Ce qui est sûr en tout cas, c’est qu’elle fit parler d’elle et qu’elle apporta un vent de renouveau sur l’Opéra Garnier. Cette fresque est un véritable concentré de l’art de Chagall, une explosion de couleurs, de personnages ailés et de scènes oniriques. Ce nouveau plafond, superposé sur l’oeuvre originale qui n’a donc pas était détruite, rend hommage à 14 compositeurs ainsi qu’à leurs oeuvres.

L’Opéra cache un lac artificiel souterrain

Vous savez déjà qu’entre les catacombes et les égouts, Paris cache sous terre beaucoup de secrets, sources de mythes et légendes. L’Opéra a lui aussi son petit secret bien enfoui au cinquième niveau au sous-sol. Lors de la construction des fondations de l’Opéra, Charles Garnier se retrouva confronté à un terrain marécageux et donc instable. Plusieurs solutions ont été imaginées pour y remédier. C’est finalement celle d’une cuve remplie d’eau, permettant plus d’étanchéité et de stabilité, qui fut choisie. Cette réserve d’eau permettrait aussi de lutter contre un éventuel incendie. De nombreuses légendes courent autour de ce lac, celle par exemple du fameux fantôme de l’Opéra. On raconte que le jeune homme, avant de mourir et de hanter l’Opéra, survécut plusieurs années en buvant l’eau de ce lac et en se nourrissant des poissons qui y vivent encore aujourd’hui. Régulièrement les sapeurs pompiers s’y entraînent pour leurs interventions aquatiques.

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