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5 films tournés à Rome en l’honneur de la Fête du Cinéma de Rome

5 films tournés à Rome en l’honneur de la Fête du Cinéma de Rome

Pour fêter la 11ème édition de la Fête du Cinéma de Rome, Musement vous conseille cinq films tournés dans la Cité Éternelle et vous emmène sur les lieux de leurs plateaux.

Aujourd’hui vient de commencer la onzième édition de la Fête du Cinéma de Rome. La Cité Éternelle célèbre le cinéma avec une sélection de films dirigés par d’importants réalisateurs internationaux comme Werner Herzog, avec des rencontres et des congrès pour tous les fans de cinéma. Elle sera honorée par la présence d’acteurs tels que Meryl Streep et Viggo Mortensen.

Il est inutile de nier le fait que la splendide ville de Rome a été rendue éternelle à nos yeux justement grâce au cinéma: des films du Néoréalisme de Rossellini et De Sica, au colossal hollywoodien Quo Vadis?, tourné dans les studios de Cinecittà en 1951 et dont l’histoire se situe dans la Rome antique, jusqu’à la production contemporaine de Woody Allen et Paolo Sorrentino, innombrables sont les films qui nous ont emmenés dans ses rues, qui nous ont fait rêver devant ses monuments et qui nous ont fait respirer l’air de ses quartiers.

Voilà donc cinq films dont l’histoire se situe à Rome et qui rendent la Cité Éternelle encore plus éternelle.


La Fontaine de l’Acqua Paola sur le Janicule, protagoniste de la première scène de « La Grande Bellezza » de Paolo Sorrentino

La Grande Bellezza

Le film de Paolo Sorrentino, vainqueur de l’Oscar du meilleur film étranger en 2014 a déchainé les critiques et les avis contrastés. Les spectateurs l’ont aimé et l’ont haï, sans mâcher leurs mots: certains l’ont interprété comme une ode à la nostalgique patine fellinienne à la ville de Rome, d’autres comme une représentation cruelle mais réelle de la société romaine, vulgaire et abrutie, et en contraste avec la beauté de Rome, d’autres au contraire n’y ont vu qu’un enchaînement de clichés et de citations. Une chose cependant est certaine: la Capitale est la protagoniste indiscutable du film. Le réalisateur en effet crée avec ses plans de véritables tableaux, à jamais gravés dans la mémoire et les yeux du spectateur. Parmi les nombreux lieux d’art et d’intérêt représentés, nous avons choisi de vous signaler le col du Janicule dans la scène du film: les plans s’attardent sur la Fontana dell’Acqua Paola tandis qu’en fond sonore un coeur de femmes entonne un chant sacré yiddish. Le moment sacré est brusquement interrompu par la scène successive, la fête grossière et profane sur la terrasse qui fait face au Colisée.


Le Pont de la Musique, où se déroule la scène cruciale du final di « On l’appelle Jeeg Robot »

On l'appelle Jeeg Robot

Ce film a été la révélation 2016: Le premier long métrage du jeune réalisateur Gabriele Mainetti, qui a remporté sept David de Donatello et trois Nashi d'Argents, est un vrai film à l'italienne, d'inspiration manga, dont l'histoire se situe dans la périphérie de Rome, à Tore Bella Manaca. Le protagoniste, Enzo Ceccotti, est un homme qui vit d'expédients, et qui gagne sa vie en commettant de menus larcins; un jour, il saute dans le Tibre pour fuir ses pourchasseurs, sans savoir que le fleuve, à cet endroit là, est contaminé par des déchets radioactifs. Ces derniers lui confèrent un super pouvoir: une force surhumaine dont il se servira, comme tout superhéros qui se respecte, pour combattre le mal -qui dans ce cas a le visage du Zingaro, le chef d’une petite bande de voyous qui aspirent à faire un bond dans l’échelle sociale en entrant dans les magouilles du crime organisé. Dans ce film, la Capitale est racontée davantage  au travers de ses périphéries qu'au travers de ses monuments grandioses   et ambiances de cartes postales: la fête foraine de Torvaianica, les immeubles délabrés, le Stade Olympique et le Pont de la Musique. La dernière scène du film nous ramène dans le centre, avec une prise de vue de Rome d’en haut: le Vittoriano étincelant, blanc, dans la lumière du soir et Enzo observant la ville du sommet du Colisée.


James Bond, pendant une course poursuite dans « Spectre », filant à toute vitesse devant la Basilique Saint Pierre

Spectre

Après avoir porté à terme avec succès des missions partout dans le monde, James Bond arrive à Rome avec Spectre. Dans ce film vous pourrez retenir votre souffle pendant une course poursuite qui dure presque 10 minutes: 007 alias Daniel Craig essaie de semer un redoutable ennemi en fonçant à bord de sa voiture super accessoirisée dans les rues extrêmement étroites du centre ville de Rome. Ces scènes dépeignent les lieux emblématiques de la Capitale dans toute leur splendeur nocturne: la course poursuite de Piazza Navona, Castel Sant’Angelo, devant le « cupolone » de Saint Pierre et se conclut en plein style 007 sur les berges du Tibre.


Le Forum Romain

Habemus Papam

En 2011 sort le film de Nanni Moretti, Habemus Papam, qui raconte l’histoire d’un pape qui, à peine élu, ne se sent pas à la hauteur du devoir qui lui a été assigné et décide de suivre une thérapie. Pour des raisons évidentes le film a été très contesté jusqu’à ce que en 2013, le Pape Benoît XVI annonce qu'il renonçait à son ministère, et le film de Moretti datant de deux ans auparavant apparut soudainement prophétique. Le cadre de ce film est, naturellement, le Vatican. Comme vous pourrez le deviner, beaucoup des lieux utilisés pour les scènes à l’intérieur du Vatican ont été reconstruits: Palazzo Muccioli abrite l’appartement du Pape et l’inoubliable scène du tournoi mondial de volley-ball est en réalité tournée dans la cour du Palais Farnèse. Les scènes en extérieur en revanche on été tournées dans de vrais endroits: par exemple, le Pape va prier en incognito dans l’église de Santa Dorotea au Trastevere et la scène de la rencontre entre le Pape en fugue et le porte-parole du Vatican a été tournée au Forum d’Auguste qui apparait dans toute son impériale beauté.


En regardant la Fontaine de Trevi, il nous semble entendre Anita Ekberg dire « Marcello! Come here! »

La Dolce Vita

N’importe quelle personne au monde, lorsqu’elle pense à Rome, pense à « la dolce vita »; et toute personne qui pense à l’âge d’or du cinéma italien, pense à La Dolce Vita de Federico Fellini, et en particulier à la scène tournée dans la fontaine de Trévis et à la splendide Anita Edberg qui plonge dans la fontaine et invite Marcelllo Mastroianni qui la regarde de loin à la rejoindre dans ce bain magique et surréel. En somme, la Fontaine de Trevi est peut être le lieu romain par excellence, celle qui représente le plus l’esprit et l’atmosphère de l’Italie et du cinéma italien de cette époque. De plus, la fontaine en soi, représente le summum de la splendeur du style Rococo, avec ses statues de marbre blanc et les bordures de métal doré. Encore aujourd’hui les touristes soupirent face à la splendeur de la Fontaine de Trévis, et rêvent à la dolce vita. 

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